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Interview de Philippe Blanc,

Directeur Général de l'entreprise FAVOLS

" [...] nous avons investi un peu plus d’un million

d’euros sur 3 ans. "

" Philippe, tout d’abord,

pouvez-vous nous présenter FAVOLS ? "

Favols est une entreprise installée sur la commune de Bias, depuis plus de 50 ans. Nous fabriquons des confitures et des préparations aux fruits vendues en magasins bio et épiceries fines, sous les marques Saveurs & Fruits et Favols.

Nous sommes plus de 50 collaborateurs sur site.

" Favols a donc plus d’un demi-siècle, quelle est l’HISTOIRE de l’entreprise ? "

A l’origine, elle a été créée par un pruniculteur qui souhaitait transformer les fruits de sa ferme. Puis, dans les années 80, l’usine a vraiment pris forme, et les principaux bâtiments de cette époque sont d’ailleurs toujours là.

Favols a été rachetée en 2005 par la société Naturgie, distributeur de produits bio. Favols est alors devenue une filiale de Naturgie qui a rapatrié toute sa production sur Bias.

Et il y a un peu plus d’un an, le Groupe Natimpact a racheté l’entreprise.

" A quel moment de l’histoire de l’entreprise avez-vous fait le CHOIX d’intégrer la RSE dans vos pratiques ? "

Je dirais que le rachat de l’entreprise en 2005, par M. Verdier, le fondateur de Naturgie, a vraiment marqué un tournant pour l’entreprise. C’est un précurseur en matière de bio et il a toujours mis les enjeux du Développement Durable au cœur de la stratégie de développement de l’entreprise.

Avec Natimpact, nous accélérons vraiment cette dynamique. Nous sommes ainsi doublement labellisés : BioEntrepriseDurable et PME +.

" Justement, quel a été l’IMPACT du rachat par Natimpact sur votre stratégie RSE ? "

La RSE est au cœur même de l’existence de Natimpact qui a une vision novatrice en la matière. Le groupe a pour vocation d’être une fédération de PME et de contribuer au développement d’une filière bio exigeante et indépendante. Il s’agit véritablement d’allier succès économique et RSE.

La stratégie peut se résumer en 3 axes : fédérer des PME avec des synergies tout en préservant l’indépendance des sociétés, soutenir une croissance ambitieuse sans compromis sur le critère RSE pour aller au-delà des labels, et construire un partenariat d’investisseurs sur le long terme aligné sur ces objectifs.

" Au quotidien, à Favols, comment ces ENGAGEMENTS se traduisent-ils ? "

Très concrètement, la RSE, c’est pour nous : une stratégie, des objectifs et des indicateurs.

On agit à plusieurs niveaux. En premier lieu sur nos produits qui sont fabriqués et créés pour être gourmands équilibrés et sains, le plus clean label possible. Ainsi, aujourd’hui, 62 % de nos produits sont bio, contre 20 % il y a 10 ans.

Egalement, nous agissons pour réduire notre impact sur la nature et l’environnement, fournir un cadre de travail agréable à nos équipes, et aussi établir des relations durables et de confiance avec nos partenaires, clients et fournisseurs.

" Concrètement, quelles actions avez-vous mises en place pour REDUIRE votre impact environnemental ? "

Dans notre métier, on consomme de l’eau, de l’électricité et de la vapeur. La vapeur était créée par de vieilles chaudières au fioul lourd, très polluantes. En 2017, on a investi dans une nouvelle chaudière avec récupération de calories de fumée. On a ainsi divisé par 3 la consommation d’énergie et réduit la pollution atmosphérique.

" Avez-vous aussi pu agir sur la REDUCTION de la consommation d’EAU ? "

" En tout, combien avez-vous INVESTI en matière de RSE ces dernières années ? "

Favols a une particularité en la matière, nous avons, sur notre site, des forages qui nous appartiennent. Aussi, la consommation d’eau n’a pas d’impact financier pour l’entreprise qui ne la paie pas. On a quand même fait le choix d’investir pour réduire l’utilisation d’eau, notamment avec un système de recyclage. Un investissement, je dirai, 100 % RSE, car un impact direct sur l’environnement mais aucun intérêt financier pour l’entreprise. Aujourd’hui, concrètement, on consomme 6 litres d’eau pour fabriquer 1 pot de confiture contre 40 auparavant !

Avec la chaudière, les différents systèmes pour réduire la consommation en eau et la suppression des gaz à effet de serre dans les compresseurs qui fabriquent le froid pour les centrales de stockage, nous avons investi un peu plus d’un million d’euros sur 3 ans.

" Votre démarche RSE implique-t-elle aussi le CHOIX d’un approvisionnement plus local ? "

Aujourd’hui, en France, il faut savoir que 90 % de fruits transformés, en dehors de la pomme, sont importées. La filière fruits est déjà déficitaire pour la table, donc évidemment, il y en a très peu pour l’industrie et avec des prix très élevés.

Mais nous voulons vraiment impulser le développement d’une filière bio-industrie. On a d’ailleurs recruté une personne qui a pour mission de créer des partenariats avec des producteurs français. L’objectif est de mettre en place des exploitations spécialement dédiées à la transformation.

Et aujourd’hui, nous sommes l’entreprise qui présente, en réseau bio spécialisé, la plus large gamme de confitures avec des fruits français bio.

" Certains des fruits que vous utilisez sont-ils

lot-et-garonnais ? "

Oui, bien sûr, c’est très important pour nous de privilégier les producteurs locaux et ainsi contribuer au rayonnement et à la santé économique de notre bassin d’emploi. On achète nos fraises, nos pommes et nos pruneaux en Lot-et-Garonne. On a aussi récemment développé un partenariat avec un cultivateur dans le nord du département pour la framboise bio.